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La main invisible de la corruption

Décryptage mars 2021

La main invisible de la corruption

Illégale, oui. Clandestine, non. Les déclarations cyniques des autorités prétendent rectifier les faits sur le décès de 29 personnes dans l’inondation d’une usine textile «occulte», située dans le sous-sol d’une villa à Tanger. Les usines «clandestines» pullulent au Maroc, employant plus de 185.000 personnes. Des emplois précaires, sans cotisations sociales. Les yeux grands fermés, les autorités peuvent continuer à faire semblant de «ne pas voir», mais les faits sont là et la situation est honteuse: l’informel détruit plus de richesse qu’il n’en crée. Son acolyte, la corruption, est érigé en une industrie de complot associant, dans une ambiance d’affairisme, des élus, des responsables de l’Etat et des hommes d’affaires du privé. Sauf que cette industrie, inhibitrice pour le développement socio-économique, est le pire moyen de gaspillage des deniers publics.