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En attendant Godot !

Édito février 2021

En attendant Godot !

Le Maroc est passé à l’offensive sur la question du Sahara, brisant «le statu quo qui ne bénéficie à personne», imposé par l’Organisation des Nations Unies. Ce faisant, il a positionné les provinces du sud en terres propices pour les investisseurs étrangers. Ce potentiel attractif a déjà drainé 5 milliards de dollars en 2020, année pourtant difficile pour l’économie mondiale. Une enveloppe que la Société américaine de financement international (DFC) mobilisera pour le Maroc qu’elle considère comme pôle économique du Continent. Les Israéliens ont également montré un grand intérêt pour le Sahara marocain ainsi que de nombreux investisseurs, en relation permanente avec le Maroc, ont annoncé leur intention d’investir dans les provinces du sud. Les efforts déployés par le Maroc font sens. Non seulement parce qu’ils reflètent l’éventail complet de la vision à long terme du pays et la culture de la gagne développée ces dernières années, il déploie des efforts incommensurables sur la scène internationale pour démontrer sa résilience et préserver la stabilité politique et économique. Mais aussi et surtout parce que l’énergie investie pour promouvoir la coopération Sud-Sud, et mieux progresser ensemble, est parfaitement symbolique sur quasiment tous les fronts d’activité. Le processus d’investissement dans le Sahara marocain a toujours été bridé pour des motifs politiques relatifs à la sécurité et à la stabilité de cette aire géographique, mais la décision des Etats-Unis de reconnaître la souveraineté du Maroc est venue éliminer ces inquiétudes. C’est dire aujourd’hui la nouvelle dynamique qui vient renforcer les liens entre les Afriques méditerranéenne et subsaharienne.

Pendant ce temps, le régime militaire algérien, isolé sur la scène internationale et en impasse institutionnelle, cherche désespérément à raviver l’alliance contre le Maroc avec son projet séparatiste du Polisario en faillite. N’hésitant pas à activer l’option militaire en poussant le Polisario vers l’escalade. L’armée annonce même que «L’Algérie est encerclée, c’est une réalité. Il y a des conflits armés à nos frontières, il y a une implication militaire directe de puissances étrangères». Un vieux mantra du système politique qui n’a plus de projet à proposer aux Algériens. En attendant, la guerre médiatique que mène l’Algérie, à coup de rafales de fake news, vise à remettre la question du Sahara dans les priorités de la communauté internationale. Alger est en train de lobbyer pour démontrer que la décision des États-Unis de reconnaître la souveraineté du Maroc va dangereusement contribuer à raviver la tension dans la région. Et partant refroidir les bailleurs de fonds et les investisseurs. Sa propagande pour vanter la capacité des missiles du Polisario à atteindre l’océan Atlantique est une manœuvre pour impacter la confiance des investisseurs. Un «signal fort», mais insuffisant. L’Algérie et son avatar le Polisario attendent de Biden la révision du «legs» de Trump. Autant attendre Godot !