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Fake news : à qui profite la désinformation ?

Décryptage décembre 2020

Fake news : à qui profite la désinformation ?

On savait que le business des sites de désinformation était juteux. Mais depuis l’apparition du coronavirus au Maroc, la fake news est un invité surprise récurrent sur la scène de la communication politique. De faux documents, contenant une simple information tronquée, mais donnant des gages de crédibilité, alimentent la noria des intox. Avec l’annonce de la campagne vaccinale, les théories de complot sur les essais de vaccins contre la Covid pullulent sur la Toile. Ces tirs dans le tas, qui par définition ne peuvent être perdants, finissent par toucher l’opinion publique et mettent sous pression le gouvernement. Les départements concernés se fendent de communiqués pour dénoncer les documents contrefaits, mais face à la crise de confiance générale dans les institutions, leurs démentis valent confirmation. À qui profite la désinformation? Que l’on soit dans la propagande ou de petites manœuvres politiciennes, «gouverner, c’est faire croire», écrivait Machiavel. Avec un vide juridique en matière d’encadrement des fake news et autres actes cybercriminels au Maroc, il y a péril en la demeure.