fbpx

Un succès qui dépasse les frontières

Entreprises juillet 2020

Un succès qui dépasse les frontières

Pour son dixième anniversaire, Mobiblanc adopte une nouvelle vision où le maître mot reste l’innovation. Si l’entité a réussi à s’imposer sur le marché, le chemin vers l’ascension n’était pas de tout repos.

Mobiblanc, société spécialisée dans les solutions numériques et l’ingénierie mobile, fête ses 10 ans. Tout a commencé lorsque deux amis de longue date et camarades de classe, Youssef El Alaoui et Mohamed Benboubker, ont décidé de se mettre à leur compte et le choix du secteur n’était pas anodin. Les deux associés se sont orientés vers une activité prometteuse et quoi de mieux que la transformation digitale. C’est ainsi que la structure a été créée en 2010, avec comme cœur de métier les solutions mobiles. De fil en aiguille, Mobiblanc s’est spécialisée dans la transformation digitale et récemment dans l’analyse de la Data et compte à son actif des partenariats avec de grandes structures marocaines et même continentales, telles que Orange, OCP, inwi, ou encore Autoroutes du Maroc.

Un parcours semé d’embûches
Mais pour y arriver, l’entreprise marocaine a dû gravir les échelons malgré des débuts difficiles. En effet, au moment où l’entité a vu le jour, le marché marocain n’était pas à son apogée en matière de transformation digitale. Pour Youssef El Alaoui, cofondateur de Mobiblanc, le chemin vers l’ascension était semé d’embûches et les délais de paiement sont un des principaux freins qui entravent le bon déroulement des affaires. D’ailleurs, ce n’est qu’au bout de la cinquième année de création que le business a commencé à prendre. Et pour l’aider à décoller, l’entreprise a bénéficié d’un soutien de «Réseau Entreprendre Maroc» qui l’a accompagné et coaché pendant deux ans. Et c’est ainsi que l’épopée d’une success story a commencé. En dehors du marché marocain, sur lequel l’entreprise a développé une véritable expertise, elle est partie à la conquête de nouveaux marchés à l’international et s’est implantée dans d’autres pays. Mobiblanc a ouvert, en 2018, une antenne en Tunisie et dont l’expérience s’avère un véritable succès. «On s’est même doté d’un centre d’expertise et de compétence, une sorte de software factory, car l’équipe sur place est de la même taille que celle du Maroc, avec des profils de haut calibre, vu que le pays forme 16.000 ingénieurs, soit le double que le Maroc», relate avec fierté Youssef El Alaoui. La structure marocaine est également présente à Dubaï et opère en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Gabon et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin pour son expansion. Retardée par la crise sanitaire qui s’est déclenchée à l’échelle internationale, l’entité avait prévu d’ouvrir une filiale en France, à Paris, en février dernier. Mais ce n’était que partie remise. Une fois les frontières ouvertes, Mobiblanc poursuivra son implantation. Là encore, le choix pour la France n’était pas aléatoire. «Le marché marocain souffre d’un manque criant de compétences. La fuite des cerveaux est un phénomène qui frappe le secteur du digital de plein fouet. Pour nous, c’est une manière de récupérer les compétences débauchées, de même qu’il y a des opportunités à saisir. La France table sur la digitalisation de tous les services administratifs d’ici 2021», se réjouit le cofondateur. En effet, la fuite des ingénieurs informatiques a causé beaucoup de tort au Maroc. Suite à de nombreuses réclamations de la part de responsables marocains, lors de sa visite à Rabat le 31 janvier dernier, Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie, avait annoncé une nouvelle coopération franco-marocaine afin d’éviter la fuite des cerveaux. A noter que des sociétés françaises organisent des recrutements pratiquement chaque mois, voire chaque semaine au Maroc, pour débaucher près de 600 ingénieurs tous les ans. Un impact désastreux pour les entreprises marocaines qui se retrouvent avec un fort taux de rotation.


L’analyse de la Data, l’avenir
Le dixième anniversaire de la boîte rime avec la nouvelle stratégie. Malgré les circonstances, l’activité n’a pas été bloquée dans son élan. Ainsi, Mobiblanc s’est offert de nouveaux locaux, au Zénith à Casablanca, ... Retrouve l'intégralité de l'article dans le Numéro #En_kiosque