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Le PJD n’aime pas le digital

Décryptage mai 2020

Le PJD n’aime pas le digital

Gros cafouillage des équipes d’El Othmani sur le projet de loi 22.20. Retiré du circuit législatif juste après son adoption en Conseil du gouvernement le 19 mars dernier, le texte de loi est réapparu après la fuite de quelques extraits. Une première lecture montre ainsi qu’en plus du combat contre les fake news, le ministre de la Justice comptait interdire tout appel au boycott. Pire, le texte de loi prévoit des peines jusqu’à 3 ans de prison et/ou des amendes. Il n’en fallait pas plus pour indigner l’opinion publique. Acculé, le Chef de gouvernement a opéré un rétropédalage catastrophe en précisant que la version publiée sera révisée. Sauf que cette conception des choses est bien celle du PJD. Pour rappel, en 2018, au lendemain du boycott, Mustapha El Khalfi, alors porte-parole du gouvernement, avait affirmé que le gouvernement préparait une loi pour contrer le boycott car il avait porté atteinte à l’économie et aux intérêts des agriculteurs. C’est chose faite. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que le PJD propose un texte de loi touchant le digital aux relents liberticide. Les équipes de Abdelkader Amara, alors ministre de l’Industrie, avaient également élaboré en 2012 un Code du numérique qui a rapidement été enterré dès l’arrivée de Moulay Hafid Elalamy à cause justement de certains articles liberticides.