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Bling-bling

Enquête Point de vue avril 2020

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En quoi la construction de tours sert-elle l’attractivité d’une place financière ? D’autant plus si l’on est un organisme semi-public dénué ou presque de revenus en dehors des ressources publiques ou de certains de ses actionnaires ? Les tours sont, selon tous les architectes, plus budgétivores que le reste des bâtiments. C’est un choix architectural, qui apporte certes plus de technologies, mais par contre pas énormément d’avantages par rapport aux autres choix de bâtiments. Et très rares sont les institutions privées qui font ce choix au vu de la comparaison coût-avantages. C’est donc essentiellement pour des raisons de rareté de foncier que la plupart y ont recours. Dans le contexte d’économies au PIB limitées comme c’est le cas de l’économie marocaine mais qui disposent de terrains ce sont surtout des raisons d’image qui font pencher la balance. Engagée dans ce choix de prestige, CFC Authority le justifie comme une source de revenu permanent à même d’assurer son financement. Une curieuse approche si l’on sait que cela a nécessité un budget annoncé de 700 millions de dirhams obligeant les titulaires du statut CFC à payer le prix fort pour remplir leurs engagements légaux de se localiser dans la zone. Avec le montant des loyers et le coût annoncés, il faudrait ainsi que CFCA, aux résultats déficitaires, atteigne au bas mot 18 ans pour pouvoir retirer les premiers revenus de la tour après l’amortissement complet de ses murs. Et sans que cela n’apporte même pas un point au Doing Business…