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La carte à jouer

Enquête mars 2020

La carte à jouer

L’accompagnement est un facteur déterminant de réussite. Mais si tout le monde se prépare comme il peut, il n’est pas exclu de voir se répéter les scénarios antérieurs en l’absence de consensus.

Élaborer une stratégie d’accompagnement n’est pas de tout repos. Les différentes parties prenantes du programme intégré d’appui et de financement des entreprises ne savent plus où donner de la tête. Les réunions semblent interminables. Contactés par nos soins, les responsables proches du dossier sont difficiles à joindre. On a pu intercepter quelques-uns, entre deux réunions. D’autres, par contre, ont refusé de se livrer et certains ont répondu sous couvert d’anonymat. Les témoignages que nous avons récoltés nous poussent à croire que les institutions concernées semblent avoir pris conscience des erreurs du passé et travaillent actuellement d’arrache-pied pour mettre en place un dispositif d’accompagnement en bonne et due forme. Un fait corroboré par la CCG qui dévoile qu’un processus est en cours de structuration dans le cadre d’une concertation entre les parties prenantes et ce, afin de renforcer les chances de succès des projets en phase de création et d’assurer un suivi efficace des entrepreneurs bénéficiant des crédits. Autre point névralgique sur lequel Bank Al-Maghrib (BAM) met l’accent: les reportings. En effet, l’exécution du programme intégré sera suivie par un comité national composé du ministère de l’Intérieur, du ministère de l’Économie et des Finances, de la Banque centrale et du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM). Les rapports permettront à ce comité de détecter les difficultés éventuelles auxquelles serait confrontée l’exécution du programme et de leur apporter les solutions appropriées. Pour BAM, ces reportings réalisés par les banques permettront de suivre les divers indicateurs de crédits octroyés aux catégories cibles, ainsi que leur ventilation régionale et sectorielle, leur répartition par tranche de montant et selon le genre. Une évaluation courante mais qui prend ici une tout autre forme puisqu’une synthèse de cette documentation sera soumise au roi de façon périodique. De quoi renforcer le caractère important de la mesure exigée par la plus haute instance du pays et suivie par elle. Et d’ajouter que le suivi des réalisations de ce dispositif est nécessaire pour apporter les réajustements y afférents en cours de route. Le concept est de mettre en place un processus dynamique, flexible et adaptable aux réalités du marché. Dans cette perspective, le rôle des CRI est mis sur le devant de la scène. Ces institutions intermédiaires auront pour principale mission d’accomplir les démarches administratives pour la création d’une entité, dans la célérité. Contacté par Economie Entreprise afin d’avoir plus de détails sur ses principales missions, le CRI de Casablanca n’a pas répondu à nos multiples sollicitudes. Une stratégie nationale de l’entrepreneuriat fait également partie du menu, selon le ministre des Finances. ... Retrouve l'intégralité de l'article dans le Numéro #En_kiosque