Logement: Faut-il acheter ou louer?

Débat novembre 2019

Logement: Faut-il acheter ou louer?

Le marché de l’immobilier semble ne pas sortir de sa léthargie. Chute des transactions, flambée des prix, resserrement des crédits… Contrairement à la légende urbaine, acheter une propriété plutôt que de la louer n’est pas toujours plus avantageux financièrement. Pour EE, deux spécialistes du secteur immobilier, Kévin Gormand et William Simoncelli, apportent leur éclairage.

Les débatteurs
Kévin Gormand, est président et co-fondateur du site Mubawab, plateforme digitale de référence dans le secteur immobilier national.
William Simoncelli, est directeur général de Carré Immobilier, société de conseil en immobilier créée en 2002, qui effectue des missions sur tout le territoire marocain.

Une question d’actualité relative aux Marocains qui affichent un grand intérêt pour la pierre espagnole, appréhendée comme un placement. Quel est votre point de vue sur cette tendance?

Kévin Gormand: De mon point de vue, l’acquisition d’un pied à terre à l’étranger, notamment en Espagne, a généralement comme objectif l’obtention de la résidence. Cette décision n’est donc pas prise dans une logique de placement, mais tend plutôt vers l’achat d’un passeport. De plus, pour le cas de l’Espagne, le prix de l’immobilier a enregistré d’importantes baisses, ce qui le rend plus accessible. Aujourd’hui, cela reste tout de même relativement complexe pour le Marocain d’acheter à l’étranger dans la mesure où il faut justifier toute sortie de devises. De ce fait, il ne me semble pas qu’il y ait énormément de transactions dans ce sens qui se réalisent.

William Simoncelli: Suivant une logique de départ, de nombreux Marocains désirent quitter leur pays. Ces derniers sont plutôt sur un modèle plus simple qui est la location. Effectivement, ils s’expatrient ou plutôt décident délibérément de quitter le pays, en ayant préparé tout à l’avance. Toutefois, cette tendance est mineure, et d’ailleurs même les individus qui se portent acquéreurs d’un bien constituent une part minime de ceux qui quittent le pays. De plus, il ne faut pas oublier que la détention d’actifs à l’étranger est difficile compte tenu de la réglementation en vigueur établie par l’autorité de contrôle des changes. 
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