ALE, une tête de Turc

Enquête octobre 2019

ALE, une tête de Turc

Poussé par quelques opérateurs au début des années 2000, l’ALE Maroc-Turquie semble devenir un faire-valoir pour le déploiement turc au Maroc.

«L’accord avec la Turquie est celui qui fait le plus mal!». C’est ainsi que décrit Latifa El Bouabdellaoui, directrice des Relations Commerciales Internationales au Ministère de l’Industrie, l’Accord de Libre-Echange (ALE) Maroc-Turquie lors d’un des panels organisés à l’Université d’été de la CGEM au début du mois de septembre. Dans une salle exiguë, la trentaine de présents à ce panel semblait partager l’avis de cette représentante de l’Etat marocain quant à son analyse des divers ALE signés par le Maroc. Avant d’ajouter: «Il faut se poser la question est-ce que c’est l’accord qui pose problème ou autre chose…». En effet, l’opinion largement défendue dans les milieux économiques marocains selon laquelle le Maroc a perdu en signant l’ALE avec la Turquie ne résiste pourtant pas à une analyse plus fouillée. D’autant que les faits semblent quelque peu contredire une croyance largement intégrée par l’élite économique du royaume.
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