Le Maroc, un chantier à ciel ouvert

20 Ans De Progrès Dossier août 2019

Le Maroc, un chantier à ciel ouvert

Les projets d’infrastructure initiés ont complètement transformé le pays. Il n’y a qu’à voir celles mises en place et qui concurrencent de manière frontale plusieurs infrastructures étrangères. 

Des routes et autoroutes qui ont complètement désenclavé plusieurs régions du Maroc, d’autres ont facilité l’accès à des zones longtemps sous tension. Ou encore la création de ports qui ont hissé le Maroc au rang de Hub stratégique entre l’Europe et l’Afrique. Sans compter la construction de barrages et la mise en place de grands chantiers de dessalement pour faire face au risque de pénurie d’eau. Autant de mesures qui ont impacté positivement le pays et l’ont même érigé en exemple en la matière. Au-delà de ces mesures, la transformation des provinces du Sud est l’un des chantiers extraordinaires initié par Sa Majesté. Ces régions se sont complètement transformées et l’effort fourni en leur faveur a été grandement salué par la communauté internationale. Des régions parties de rien et qui sont à l’heure actuelle convoitées par les plus grands investisseurs au vu de leurs grandes potentialités. Et enfin tous les efforts consentis en matière de développement durable. Des efforts tels que la communauté internationale a décidé d’organiser la COP22 au Maroc. Une décision qui témoigne des avancées enregistrées par le pays en la matière. Le Maroc sous Mohammed VI s’est clairement transformé à plusieurs égards. Détails de quelques chantiers phares qui ont contribué à la transformation du pays.

Des projets structurants
En matière d’infrastructures le Roi Mohammed VI n’a pas lésiné sur les moyens et a lancé des chantiers tous azimuts afin de connecter encore plus le pays et le mettre sur les rails du développement. En effet, des réalisations spectaculaires ont été mises en place, comme le port de Tanger Med, le projet de la LGV, ou encore les différents projets en vue de fluidifier la mobilité urbaine.
Ces prouesses en termes d’infrastructures réalisées en quelques années seulement témoignent de la capacité du Royaume à donner corps avec efficacité et célérité à ses ambitions stratégiques. Effectués dans le cadre d’une vision stratégique à long terme, ces investissements publics commencent déjà à agir de manière déterminante sur la disposition à investir des acteurs privés, et via l’effet multiplicateur, déclenchent une dynamique d’investissements privés, avec un impact positif sur la croissance. Tanger Med, aujourd’hui défini comme un exemple de croissance, est considéré comme étant un hub de référence pour le transbordement en Méditerranée, Tanger Med consolide son rôle de plateforme pour les flux logistiques mondiaux. Le port est désormais un acteur de choix dans le Global Trade. Avec Tanger Med, la volonté était de faire du royaume un «acteur de premier plan» du transport maritime. Rien qu’en 2018, ce sont 3,5 millions de conteneurs qui ont transité par Tanger Med 1, soit l’équivalent de 52 millions de tonnes de marchandises. À l’heure actuelle, Tanger Med est connecté à 77 pays et 186 pôles maritimes, ce qui en fait le 45e port à l’échelle mondiale. 40% du transport qui y transite est destiné à l’Afrique, 20% à l’Europe et 10% aux Amériques. Il y a 15 ans à peine, ce secteur d’activité était quasi inexistant. Et ce n’est pas fini avec la fin des travaux de Tanger Med 2 en 2020, la capacité portuaire triplera pour atteindre les 9 millions de conteneurs par an et placera ce port parmi les 20 premiers au monde.
Sur un autre volet, l’inauguration du TGV le 15 novembre 2018 a placé le Maroc dans le top 10 mondial de la grande vitesse. Le Maroc est le 18e pays à intégrer le club restreint de la LGV (ligne à grande vitesse), il détient également «le 9ème record de vitesse au monde sur un réseau ferré, avec 357 km/h». Ce qui est certain, c’est que le projet est colossal si ce n’est le plus grand projet réalisé au Maroc. Suite à l’inauguration du LGV, le souverain a aussi procédé au lancement du triplement de l’axe Casablanca-Kénitra, du doublement complet de la ligne Casablanca-Marrakech, des gares dédiées aux Trains à Grande Vitesse, Rabat-Agdal, Tanger, Kénitra et Casa-Voyageurs, et des nouvelles gares d’Oujda et de Benguerir, des projets d’envergure réalisés pour un investissement global de près de 10,5 milliards de dirhams. Des projets qui marqueront un saut qualitatif en termes de services rendus aux Marocains. Au-delà de ces projets, la mise en place de différentes trémies au niveau de Casablanca et Rabat a facilité la vie des riverains marocains. On notera dans ce sens le chantier de voiries sur l’axe Roudani/Route des Facultés censé réduire l’encombrement d’autant plus que la nouvelle trémie se trouve sur la trajectoire du pont à haubans de Sidi Maârouf et le Nœud «A». Ce qui permettra aux automobilistes qui empruntent cette entrée de la ville (venant de toutes les directions: aéroport, Marrakech, Rabat, El Jadida…) d’accéder plus rapidement au centre-ville, sans être bloqués au niveau des carrefours. De plus, plusieurs trémies ont été ouvertes au public depuis quelques mois. Il s’agit de la trémie du carrefour bd Sidi Abderrahmane (sur la route d’Azemmour), celle de Aïn Sebaâ (à côté du zoo), sans oublier les deux trémies situées sur la route d’El Jadida (carrefours Azbane et les facultés). Un autre projet de trémie est actuellement en cours de réalisation à côté de la gare Casa-Port.

Des mesures pour faire face au stress hydrique

Le Maroc s’est doté, depuis plusieurs années, d’une Stratégie nationale de l’eau. La stratégie vise, entre autres, la réduction de la pollution, l’amélioration du taux d’accès aux services de l’assainissement en milieu rural (90% en 2030), la valorisation des ressources en eau aujourd’hui perdues en mer et la reconstitution des stocks souterrains d’eaux, la généralisation de l’accès à l’eau potable en milieu rural et la pérennisation de son financement ainsi que la généralisation de la réutilisation des eaux usées épurées. Avec un patrimoine de plus de 140 grands barrages en exploitation recensés, le Maroc veut passer à la vitesse supérieure à l’horizon 2030 avec la construction d’une trentaine de grands barrages portant son effectif à 170.
Il faut savoir que le Maroc dispose des objectifs chiffrés à l’horizon 2020 et 2030 en matière d’adaptation dans le secteur de l’eau. Les projets concernent essentiellement le dessalement de l’eau de mer et des eaux saumâtres pour un volume de 400 millions m³, la substitution des prélèvements d’eau (85 millions de m3/an) des nappes surexploitées par des prélèvements des eaux de surface et la recharge artificielle des nappes (un potentiel de 180 millions m³) et le traitement des eaux usées de 50% en 2016 et de 60% en 2020.
De plus, pour ce qui est des actions d’adaptation du secteur de l’eau à l’horizon 2030, ces dernières portent sur la construction de 59 barrages, dont 28 de grande capacité, pour la mobilisation de 2,5 milliards de m3, la réutilisation de 325 millions de m3/an d’eaux usées épurées, le raccordement au réseau d’assainissement et épuration des eaux usées à 100% en milieu urbain et l’amélioration du rendement des réseaux d’eau potable et industrielle, avec un objectif de 80% comme moyenne nationale, de façon à économiser 120 millions de m3/an d’eau potable. A titre d’information, il faut savoir qu’au Maroc, l’accès aux services élémentaires d’eau en milieu urbain atteint 96%, contre seulement 65% dans les zones rurales du pays.

Des provinces du Sud transformées

Les provinces du Sud ont bénéficié d’une attention toute particulière ces dernières années du Roi Mohammed VI. Elles ont connu un développement inclusif et ont enclenché une dynamique de progrès et de prospérité grâce aux efforts conjugués de toutes les parties prenantes. Les provinces du Sud sont même devenues une région très prisée des investisseurs. En effet, le programme de développement des provinces du Sud se déploie à un rythme solide. Objectif: injecter une dynamique économique vertueuse dans la région, mais surtout en finir avec les vieux réflexes rentiers. Pour rappel, le programme de développement des provinces du Sud, dont le lancement a été donné par SM le Roi Mohammed VI, en novembre 2015, en marge de la célébration du quarantième anniversaire de la Marche verte, mobilise des investissements de l’ordre de 77 milliards de dirhams et vise la création de pôles de compétitivité. Il repose également sur des piliers majeurs, à savoir le développement économique, la promotion sociale, la bonne gouvernance, la durabilité et le renforcement de la connectivité. A cet effet, 12 conventions relatives aux programmes de développement intégré des provinces du Sud au titre de la période 2016-2021 ont été conclues, comprenant 160 projets de réhabilitation urbaine pour les régions de Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab pour une enveloppe globale de 3,35 milliards de dirhams, avec une contribution de 1,71 milliard de dirhams du ministère de l’Intérieur. Parmi les secteurs concernés par les programmes de développement des provinces du Sud, en vue de leur permettre de jouer un rôle moteur dans le chantier de la régionalisation avancée en cours, figurent les installations hydriques, les infrastructures routières, aéroportuaires, les énergies renouvelables, l’agriculture, la pêche, l’éducation et le phosphate en plus de tout ce qui a trait à l’assainissement et l’eau potable. Des chantiers colossaux, dont la concrétisation nécessite la conjugaison des efforts de l’Etat, le secteur privé et les acteurs territoriaux. Il s’agit d’une stratégie visant à créer 120.000 emplois et à doubler le PIB régional.
Plus en détail, on retrouve parmi les projets la création d’un complexe de valorisation des phosphates de Boucraâ. Ce complexe, avec son port et son usine de fabrication d’engrais, sera construit à une vingtaine de kilomètres au sud de Laâyoune. OCP va également créer une technopole et un lycée d’excellence dans la région de Laâyoune. En matière de pêche, 4 milliards de dirhams seront investis à Dakhla pour créer 8.000 emplois. Deux grands domaines seront concernés: l’aquaculture et la valorisation des captures. De plus, 11.000 emplois seront par ailleurs créés dans l’agriculture. Pour ce qui concerne l’infrastructure, il est prévu d’investir 1 milliard de dirhams pour couvrir ces régions en nouvelles technologies, y compris les fibres optiques. Les régions du sud ne pourront pas devenir un hub international vers l’Afrique sans une excellente couverture en télécommunications. Aussi, un barrage sera construit sur l’oued Noun, en vue de produire l’eau potable, l’eau d’irrigation et protéger la région des inondations. Autre projet structurant, la construction du Port Dakhla Atlantique en eau profonde. Il sera construit à 70 km au nord de Dakhla et aura sa propre zone logistique. La ville de Dakhla sera aussi raccordée au réseau électrique national.

Sans oublier le réaménagement de la route nationale entre Tiznit et Dakhla et la création d’un CHU à Laâyoune. Ce dernier offrira des prestations de troisième génération.

Le Maroc pionnier en matière de développement durable 

En matière de développement durable le Maroc s’est imposé comme un exemple à suivre en matière de développement durable. «Le Maroc qui, à l’instar de tous les pays en développement, affronte des défis majeurs et pressants en matière de développement, a pleinement conscience de la nécessité de préserver l’environnement et de répondre aux impératifs écologiques. Face à ces exigences et conformément à ces engagements, Nous réaffirmons qu’il est nécessaire de poursuivre la politique de mise à niveau graduelle et globale, tant au niveau économique qu’au plan de la sensibilisation, et ce, avec le concours des partenaires régionaux et internationaux». Extrait du discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion de la fête du Trône, le 30 juillet 2010. Un discours qui intervient un mois après la création de «Masen», l’Agence marocaine pour l’énergie durable dont la principale mission est d’élaborer et de mettre en œuvre une politique énergétique axée sur le développement des énergies renouvelables et, en particulier, du solaire. Et 2011 marque un tournant dans la concrétisation du projet de société. En mars 2014, la Loi-Cadre n° 99-12 portant Charte Nationale de l’Environnement et du Développement Durable a été publiée. Cette Loi donne au gouvernement un délai de 1 an pour l’adoption de la Stratégie Nationale de Développement Durable. L’élaboration de la SNDD au Maroc marque ainsi l’aboutissement d’un engagement résolu pour la concrétisation du développement durable. Tous les efforts conjugués ont poussé la communauté internationale à organiser la COP22 à Marrakech en novembre 2016. Une COP de l’action qui vient confirmer l’avancée enregistrée par le pays dans ce sens. La COP22 était aussi la «COP Africaine», où le Maroc a pu accentuer son rôle pionnier en politiques énergétiques. Autre projet structurant en matière de développement durable, la station Noor qui est le plus grand complexe solaire au monde, lancé en 2012. C’est un plan ambitieux dont le premier volet a vu le jour à Ouarzazate, avec la construction de la Centrale solaire Noor. Un projet à l’impact socioéconomique énorme. Ainsi, ce sont près de 20.000 personnes qui ont bénéficié directement ou indirectement des actions de Masen et de ses partenaires. Aussi, ce sont plusieurs millions de dirhams qui ont été injectés dans la proche région de la centrale Noor, dont plus de 80% ont été dédiés au désenclavement de la région, à travers notamment la construction d’infrastructures routières, électriques ou hydriques.