Le Maroc de la Tolérance

20 Ans De Progrès Dossier août 2019

Le Maroc de la Tolérance

Le Maroc est considéré comme un modèle en matière de tolérance, de dialogue religieux et de lutte contre le terrorisme. autant d’actions initiées par le Roi qui confirment l’exception marocaine. Détails.

Maroc de la tolérance et islam du juste milieu, telle a été la volonté du roi Mohammed VI pour son pays. En effet, le commandeur des croyants, depuis son intronisation, s’est démarqué comme étant le fervent défenseur d’un islam tolérant. Pas seulement. Le pays a fait preuve d’ouverture et de tolérance face à d’autres religions. Il va sans dire que le Maroc a une longue histoire de diversité religieuse et de tolérance devant lui. C’est un pays qui est connu et reconnu pour la cohabitation harmonieuse qui y règne entre les musulmans, les juifs et les chrétiens. De plus, le Royaume réhabilite et préserve les synagogues, les églises, les sanctuaires chrétiens et les cimetières juifs en tant que «partie intégrante de son patrimoine religieux et spirituel et la liberté de culte y est garantie par la Constitution.
Et il n’y a pas de message plus clair que celui envoyé par le souverain courant mars de cette année. En effet, le 13 mars dernier, le roi Mohammed VI a envoyé un message de félicitations au Pape François à l’occasion du sixième anniversaire de son pontificat. Selon l’agence officielle MAP, le souverain a réitéré sa détermination à œuvrer avec le pape «pour la consécration des valeurs religieuses et spirituelles nobles partagées par l’humanité, des valeurs qui prônent la paix, la tolérance et la coexistence et rejettent toutes les formes d’ignorance, de haine et d’extrémisme».

Une visite pour consolider le dialogue

De plus, la visite du Pape François au Maroc les 30 et 31 mars a été l’occasion de consolider «le dialogue interculturel constructif et la compréhension interconfessionnelle». Pour rappel, le Maroc a choisi de reprendre en main le champ religieux à travers un programme de formation de cadres du culte religieux. Un islam tolérant, ouvert au dialogue et à la coexistence avec les autres religions. A cet effet, la visite du Pape François a été l’occasion pour le roi Mohammed VI de faire visiter son Institut de formation d’imams.
Une visite jugée de grande importance au Vatican., «Pour la première fois de l’histoire du Vatican, le Pape François visitera un établissement d’une grande envergure à l’image de l’Institut Mohammed VI pour la formation des Imams, des morchidines et des morchidates qui joue un rôle majeur dans le domaine religieux», a souligné le directeur du service de presse du Saint-Siège, Alessandro Gisotti, lors d’une rencontre avec les journalistes qui ont accompagné le Pape François durant sa visite au Maroc.
Toujours à cette occasion, le ministre des Habous et des Affaires islamiques, M. Ahmed Toufiq, a prononcé une allocution devant Amir Al-Mouminine et le Chef de l’Église catholique dans laquelle il a souligné que la formation des imams et des instructrices, mission pour laquelle le Commandeur des Croyants, SM le Roi, a créé cet Institut, s’inscrit dans Son engagement à protéger la religion. Le Commandeur des Croyants, a-t-il souligné, a procédé, depuis son accession au Trône, «à des réformes structurantes et introduit une dynamique de concordance entre les cadres institutionnels de gestion moderne et les finalités de la religion sous différents aspects».
«Cette distinction fait que certaines problématiques majeures que rencontre la gestion de l’Islam ailleurs trouvent leurs solutions dans le contexte de la Commanderie des Croyants». Pour rappel, c’est en juillet 2015 que la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains a vu le jour. Cette instance est destinée à unifier et coordonner les efforts des oulémas musulmans, au Maroc et dans les autres Etats africains, en vue de faire connaître les valeurs de l’islam tolérant, de les diffuser et de les consolider.

Une stratégie contre l’extrémisme

C’est aussi courant cette même année que le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), a vu le jour, en tant qu’organisme chef de file de la lutte antiterroriste au Maroc. Car si le Maroc est un modèle en matière de religion, il l’est aussi en matière de lutte contre le terrorisme.
En effet, le Maroc est devenu un modèle et une référence internationale dans le domaine. Nombreux sont les Etats, en Europe ou en Afrique, qui sollicitent son aide pour prévenir des attentats et garantir ainsi la paix et la sécurité des citoyens, protéger leurs biens et préserver la paix, la stabilité et l’ordre public.
El Mehdi Fakir, Économiste et Directeur associé chez AdValue Audit & Consulting Groupe, déclare à cet effet que «le Maroc a toujours été précurseur en matière de lutte contre la radicalisation grâce à la promotion d’un discours religieux ouvert et tolérant permettant de combattre «l’obscurantisme religieux» et la promotion de «la vraie philosophie» de l’Islam appelant au dialogue et au travail productif. Le Maroc est aujourd’hui l’inspirateur de plusieurs confréries religieuses en Afrique Subsaharienne et les prédicateurs marocains sont souvent appelés à contribution, notamment en Europe, pour expliquer l’Islam réel et couper court à toute idéologisation radicale de la religion». Kamal El Mesbahi, économiste et professeur à l’université Mohamed Benabdellah de Fès, explique quant à lui que «le risque zéro n’existe pas. Aucun pays n’est totalement sanctuarisé face au péril. Le monde d’aujourd’hui est durablement traversé par de multiples zones de turbulences. Les questions sécuritaires sont désormais dans le menu des relations internationales. Elles font et défont les alliances. Le Maroc appartient géographiquement, horizontalement et verticalement à une région, MENA et Afrique, enceinte sur la durée de risques multiples. Au niveau international, le Maroc est considéré à juste titre comme un bon allié en matière de lutte contre différentes formes de radicalisation et d’extrémisme».
Après les attentats terroristes perpétrés au Maroc en 2003, 2007 et 2011, le Maroc a en effet placé la lutte contre le terrorisme en tête de ses priorités, développant une stratégie multidimensionnelle en matière de lutte contre le terrorisme qui a porté ses fruits. Cette stratégie de lutte contre le terrorisme est basée sur un système à trois piliers : le renforcement de la sécurité intérieure, la lutte contre la pauvreté, et les réformes religieuses.
De plus, le Maroc qui a fait de la lutte contre le terrorisme son cheval de bataille n’a jamais lésiné sur les moyens pour pour rétablir l’ordre et garantir la sécurité du Royaume et les résultats probants acquis sur le terrain depuis la création de ce Bureau démontrent que le pays est bien placé dans ce domaine si sensible. Il va sans dire que l’efficacité du BCIJ n’est plus à démontrer et est même reconnue sur le plan international. En effet, le Maroc a cumulé une expertise reconnue et une action efficace dans le domaine sécuritaire, et il est le seul qui ait un discours construit et une stratégie d’envergure contre la radicalisation. Le rôle du Maroc en matière de lutte contre le terrorisme et de maintien de la stabilité et la sécurité est apprécié par la communauté internationale en général, et par plusieurs organisations africaines et internationales.
Fakir précise que «grâce à la vigilance de ses services de sécurité, le Maroc a réussi un taux d’anticipation record des actions terroristes et a contribué activement, grâce à son Know How, à l’appui des efforts à l’international des plans antiterroristes, grâce à l’échange d’informations et d’expériences. Une distinction reconnue mondialement et plusieurs des pays amis envoient leurs cadres pour des actions de formation et de perfectionnement pour bénéficier de cette expérience modèle». Mesbahi explique quant à lui que «face à ce fléau, la collaboration des Etats est un enjeu majeur. Pour qu’elle soit efficace, elle exige une organisation réactive, outillée, financée et partagée. L’information, et la qualité de sa collecte en amont, sont au cœur des dispositifs de lutte contre toute forme de risque. Reste un point majeur. Devant la menace d’un terrorisme aveugle qui traverse les frontières, le principe de précaution s’impose selon les moments et selon les contextes particuliers des pays».  Toutefois l’économiste attire l’attention sur le fait «qu’une approche exclusivement sécuritaire ne règlera pas les vrais problèmes, même si elle demeure nécessaire. Le choix de la règle de droit doit rester l’option stratégique qui conditionne tout le reste. C’est cette règle qui définit et trace, en dernière instance, les contours et circonscrit les limites de l’option sécuritaire. Le partage moins inégalitaire des richesses produites au niveau mondial est un atout majeur face à cette question. Combattre la pauvreté et l’analphabétisme c’est assécher, ici où là, les poches des risques. Les projections disponibles aujourd’hui indiquent qu’à l’horizon 2050, l’Afrique subsaharienne concentrera près de 90% des personnes vivant dans l’extrême pauvreté»