Pour que rien ne change

Economie juin 2019

Pour que rien ne change

Les assises de la fiscalité, dont l’organisation était annoncée et préparée pendant plus d’une année, ont tenu toutes leurs promesses. Ou presque. Retour sur un événement qui ressemble plus à une démonstration de force de l’État.

C’est la grande messe des milieux politico-économico-financiers ces 3 et 4 mai à Skhirat. À l’ouverture des troisièmes Assises de la fiscalité, devant la porte du palais des congrès, est stationnée une procession de voitures haut de gamme de dernière génération de couleur sombre. La plupart portent des numéros d’immatriculation de l’administration publique. À l’intérieur de la grande salle des congrès, on se bouscule pour trouver une place. Les 528 sièges sont occupés et des chaises ont été mises en suppléments. La présence est à plus de 90% masculine et quasiment tout le gouvernement a fait le déplacement, en dehors de l’absence remarquée du ministre de l’Agriculture et celui de la Justice. Le discours d’ouverture présenté par le Chef du gouvernement est resté dans des généralités tout en consacrant prés du tiers de son temps de parole à donner des leçons de «bon journalisme» où «l’optimisme doit être de mise» de crainte de tomber dans la «désinformation des citoyens» selon les mots de Saadeddine El Othmani. Le vrai discours politique est arrivé juste après. C’est en fait, le ministre de l’Economie et des Finances, Mohammed Benchaaboun qui a donné le La de ces assises.
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