Moi riche et puissant

Enquête mai 2019

Moi riche et puissant

Acculée à se recapitaliser, la BMCE souffre aussi d’un déficit de gouvernance dû à la structure de son tour de table.

La salle de conférence de la tour BMCE au rond-point de la Concorde à Casablanca est remplie à ras bord. Des sièges sont rajoutés aux côtés des larges fauteuils où se serrent journalistes et analystes ainsi que les cadres de la banque panafricaine pour la traditionnelle présentation des résultats annuels. Un écran géant fait défiler les chiffres clés de la banque et son «impact social» sur un fond musical dynamique. Aux premières loges, les directeurs de la banque se chuchotent leurs commentaires, la main sur la bouche, alors que les analystes regardent le volumineux dossier distribué, une fois n’est pas coutume, avant la fin de la conférence. La scène est dégagée, et aucune estrade n’a été prévue pour les multiples directeurs qui présentent habituellement les résultats et répondent aux questions des journalistes. Ce 2 avril 2019, la mise en scène est différente tout comme le timing reporté de la conférence. Toute la place s’attend à une annonce d’autant que la presse a déjà fait fuiter le nom d’un potentiel candidat pour une recapitalisation de la banque panafricaine. Il faut dire que les résultats publiés la veille ne sont pas des plus rassurants pour la 3ème banque du pays, dont les difficultés sont de notoriété publique. Elle a réalisé 10% de baisse de son résultat net part du groupe (RNPG). 
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