Dans l’attente d’un partenaire métier

Enquête mai 2019

Dans l’attente d’un partenaire métier

Basé depuis des années sur un modèle capitalistique qui repose sur un éclatement du capital au profit d’une pléthore d’investisseurs financiers étrangers, ce modèle semble avoir atteint ses limites. Le tour de table de la banque est appelé à changer sensiblement pour assurer sa pérennité.

«En cette année du 60e anniversaire de la création de notre Banque le 11 septembre 1959 nous affirmons, également, que notre Equity Story est solide et crédible», déclarait Othman Benjelloun lors de la conférence de présentation des résultats du 2 avril 2019. Il n’était pas peu fier d’afficher ses réalisations depuis la privatisation avec un total bilan multiplié par 9, à 300 milliards de dirhams ; des capitaux propres consolidés 8 fois plus importants qu’en 1995, à 24 milliards ; des crédits à l’économie multipliés par plus de 12 à 200 milliards ; un Produit Net Bancaire multiplié par près de 9,5 pour atteindre 13 milliards de dirhams et 2,8 milliards et des ressources humaines multipliés par 6 à plus de 15.200 salariés dont la moitié exerçant au Maroc… Un bilan plus qu’honorable, réalisé par la force du travail et la volonté du président. Mais aussi avec beaucoup d’ingéniosité financière comportant un risque financier non négligeable. Car la situation de sous-capitalisation de la banque n’est pas nouvelle. Elle est concomitante au modèle de contrôle prôné par Othman Benjelloun.


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