Salé, l’oubliée ?

Dossier mars 2019

Salé, l’oubliée ?

Longtemps délaissée, la ville de Salé semble enfin voir le bout du tunnel. Inscrite au patrimoine national grâce aux efforts de la société civile, la ville dispose actuellement d’un programme de près de 5 milliards de dirhams prévu pour sa mise à niveau. L’objectif est de la hisser au même rang que sa jumelle, Rabat.

La Marina, la Tour Mohammed VI (projet de BMCE) ou encore le Palais des congrès sont les projets phares qu’abrite ou abritera la ville de Salé et plus précisément sa rive du Bouregreg, dite l’Oulja. Donnant sur Rabat, la rive connaît ainsi une métamorphose, depuis le lancement du projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg en 2004. Pour assurer une bonne connectivité entre les deux rives, les chantiers de construction de ponts se sont succédé. Les derniers ont été ceux du pont Moulay Youssef inauguré en 2014 et de celui de Ribat Al Fath en 2018, permettant d’assurer une grande fluidité du trafic. Quant à la ville, un programme de mise à niveau urbaine intégrée a été lancé en 2014 avec un budget de 1 milliard de dirhams. Ce programme prévu sur 2 ans devait préserver le patrimoine historique de Salé, améliorer le cadre de vie de ses habitants et redynamiser sa base socio-économique. Selon Fikri Benabdellah, président de l’Association Rabat-Salé mémoire, ce programme a permis un certain nombre de réalisations. Assez en tout cas selon lui pour ne pas s’attarder sur ses manquements. La ville devrait, d’ailleurs, profiter d’un programme complémentaire de réhabilitation de sa médina, dans le cadre d’un programme lancé par le roi en octobre 2018, pour la réhabilitation des médinas de 4 villes, en l’occurrence Salé, Meknès, Tétouan et Essaouira.

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