Rabat, entre tradition et modernité

Dossier mars 2019

Rabat, entre tradition et modernité

Chantier à ciel ouvert depuis quelques années, Rabat est en pleine mutation, sous l’impulsion du programme «Rabat ville lumière, capitale culturelle du Maroc». Circulation fluidifiée, jardins, musées, portes et remparts, ancienne médina, sites historiques, sont restaurés ou en cours de l’être. De nouveaux hôtels de luxe y voient le jour. Le grand théâtre, porte-étendard de la capitale, est en train de prendre forme. La métamorphose urbanistique est réelle et la lumière fusera bientôt.

En un jour bien ensoleillé, atteindre Rabat par la voie côtière donne sur une corniche grouillant de joggeurs. Une scène qu’il était rare de voir avant la rénovation de cette artère. La circulation en est aussi devenue plus fluide, suite à l’élargissement des voies qui sont à présent de 6 au lieu de 2. «Rabat ne tourne plus le dos à sa mer», lâche Nadia Benslimane, directrice générale du CRT de la capitale, en évoquant les différents aménagements et changements introduits au niveau de la corniche de la ville. En effet, quelques kilomètres plus loin, les travaux d’aménagement de piscines longeant la mer vont bon train. Un chantier géré par la société Rabat Aménagement, qui fut créée en 2014 pour porter les projets du programme Rabat ville lumière, capitale culturelle du Maroc. Le lieu accueillera l’ensemble des piscines prévues par ce programme, soit 2 piscines olympiques, 5 piscines couvertes semi-olympiques et 3 piscines ouvertes, confie une source requérant l’anonymat. L’ancienne piscine municipale, qu’abritait le quartier Yacoub Mansour, laisse place à une résidence d’un promoteur privé. Le quartier a aussi vu son marché de friperies se transformer en jardin et sa fourrière en poste de police. Selon Abdelmounaim Madani, ancien président de l’arrondissement Yacoub Mansour, ce quartier qui fut historiquement un territoire de périphérie, accusant au passage «des tares urbanistiques occasionnant des difficultés et des dysfonctionnements que des opérations de mise à niveau urbain n’ont pas pu corriger», arrive à présent à se rattraper grâce au programme ville lumière et à corriger quelques dysfonctionnements très profonds. «Il ne traîne plus cette caractéristique de périphérie. Mieux, le prix du loyer augmente grâce à ces changements». Le député espère par ailleurs qu’au-delà de la mise à niveau en termes d’infrastructure, l’intégration du quartier se fasse aussi sur le plan économique par la création d’une zone d’activité offshore à la place de l’ancien siège de RATR, dernier potentiel foncier à Yacoub Mansour.

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