Diversification Dangereuse

Point de vue mars 2019

Diversification Dangereuse

Moteur de l’émergence industrielle, la stratégie logistique se devait d’avoir son atout : la SNTL. Sauf que dès sa création, l’opérateur traînait des boulets. Il hérita, en effet, des prérogatives de son successeur, l’ONT. La gestion du parc automobile de l’État, l’octroi des prêts aux fonctionnaires et la gestion des systèmes de vignettes lui reviennent ainsi de droit. D’abord de manière temporaire, ensuite pour le restant de sa vie. A ces activités, s’adosse le métier de courtage et bien évidemment le transport. Pour embrasser enfin la partie logistique, il lui a fallu attendre 2011, avec le lancement de la stratégie nationale. Pour la Cour des comptes, ce mélange des genres serait la raison de ses problèmes. Les concurrents de la SNTL considèrent de leur côté qu’elle est plus un organisme financier que logistique, en raison du poids de ses activités financières. Pourtant, l’opérateur public ne peut exercer d’activité financière sans l’aval des autorités de tutelle (BAM et ACAPS). Il finit d’ailleurs par se séparer de l’activité de prêt aux personnels. Aujourd’hui, «abattue» par l’essoufflement industriel, la composante logistique peine à faire ses preuves.

Abandonner le reste des activités lui permettra-t-il de recouvrer la sané ? Seules les conclusions des missions de la Cour des comptes et de l’Inspection générale des finances pourront y répondre.