Aziz Rabbah

Interview mars 2019

Aziz Rabbah

Port de Kénitra, plan gazier, stratégie électrique, centrale Tahaddart ou encore ses relations avec le parti. Aziz Rabbah a rencontré EE dans le cadre d’un entretien à bâtons rompus.

Cela fait plusieurs semaines que nous planifions notre rendez-vous. Vous arrivez à trouver du temps entre votre poste de ministre et celui de maire d’une ville comme Kénitra ?

C’est vrai que c’est très difficile. Ce sont deux grandes responsabilités, notamment concernant mes obligations à Kénitra. La ville est aujourd’hui en pleine expansion et mérite une attention particulière avec beaucoup de chantiers lancés. Je délègue donc au maximum en ne laissant que les dossiers à caractère stratégique. Heureusement, je peux compter sur une large majorité avec 75% des sièges. Nous sommes d’accord avec les différents partenaires, à commencer par l’autorité, pour veiller sur les objectifs et les grands projets. Même l’opposition est d’accord avec nous et c’est très rare de les voir voter contre nos propositions. Nous avons trouvé une méthode pour éviter les clashs, ce qui ne les empêche pas d’avoir leurs points de vue qu’ils expriment. Nous donnons finalement l’image d’une vie politique plus ou moins saine.

En parlant de chantier, cela fait près d’un siècle que l’on évoque celui du port de Kénitra. Le projet verra-t-il seulement le jour ?

Le projet est inscrit dans la stratégie portuaire qui a été présentée en 2012. Il fait également l’objet d’une entente entre le gouvernement et le groupe français PSA. Les études le concernant sont terminées, mais il faut que les conditions requises pour le lancer soient réunies, sachant que les projets stratégiques suivent une procédure particulière.

Encore un petit moment à attendre donc…

Vous savez, la compétitivité de PSA n’est pas basée uniquement sur le port mais sur une logistique globale. Aujourd’hui, toute la zone franche de Kénitra bénéficie d’une logistique qui est très avancée non loin des ports stratégiques et à proximité des réseaux autoroutier et ferroviaire. Bien sûr, la région a besoin d’un port, mais le tout est de savoir quel est le moment opportun pour le lancer.

Retrouve l’intégralité de l’article dans le N°223 En kiosque