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“Cash” me if you can!

Enquête février 2017

“Cash” me if you can!

Le Plan Génération Cash a permis à Addoha de fixer de nouvelles règles financières pour le secteur tout en dégageant une rentabilité intéressante.

«Notre nouvelle philosophie de business est qu’une tranche ne peut être construite sans avoir été commercialisée à 70% en prévente. La construction dure en générale 18 mois aux termes desquels 100% des tranches sont vendues». C’est ainsi qu’Anas Sefrioui résume sa nouvelle approche du secteur.

Retour aux «basics»
Après avoir atteint un gearing de 80%, le groupe semble aujourd’hui s’orienter vers une politique de déstockage massif, de désendettement et d’autofinancement. «En 2015, nous avons écoulé 6.000 appartements et 5.800 en 2016. Nous avons donc baissé nos stocks sans en générer de nouveaux. Ce qui nous a permis de nous désendetter à hauteur de 1,4 milliard de dirhams en 2015 et 1,8 milliard en 2016. Cela signifie que le groupe dégage beaucoup plus de cash. En deux ans, nous en avons généré à peu près 18,3 milliards. Ce cash sert soit au désendettement, soit  à l’autofinancement de nouveaux projets. Il sert, en outre, à rembourser nos dettes aux banques ou aux marchés financiers. Tel est l’esprit du PGC», affirme Anas Berrada, directeur général délégué du groupe. Et d’ajouter: «Toute la stratégie reposait sur une maîtrise du BFR. Ce dernier tournait à 20 milliards. L’objectif pour nous était de passer à 15 milliards. Aujourd’hui, nous dégageons du cash supplémentaire, à la fois pour nous désendetter et payer des dividendes. En 2016, nous allons être autour de 17,5 ou 17 milliards».
Addoha semble ainsi tourner la page de l’expansion à tout va pour se replier sur une orthodoxie financière assumée. Si au niveau du management, on ne veut guère reconnaître qu’il y a eu des excès dans le passé, on avoue néanmoins que le groupe est  «en pleine phase de digestion»». Nous sommes une entreprise qui continue de faire un peu de croissance tout en dégageant du rendement pour l’actionnaire. Les petits porteurs ont besoin de dividendes tout comme les investisseurs institutionnels. Le fait de distribuer 80% est un signal très fort que nous lançons au marché», affirme ainsi le directeur du pole support.

«Le cash sert soit au désendettement, soit  à l’autofinancement de nouveaux projets»

Etre plus fort
Au final, le PGC permet à Addoha «de faire face à toutes les conjonctures». «Avec les résultats qu’on obtiendra à la fin du plan, nous aurons les moyens de financer notre croissance grâce à nos fonds propres et aller chercher de nouveaux leviers de croissance», martèle Berrada, véritable concepteur du PGC, selon l’aveu même de son président. De plus, grâce à sa réserve foncière, le groupe peut se permettre de lever des financements intéressants. D’ailleurs, dans les plans futurs, selon les indiscrétions recueillies auprès du groupe, seuls 300 millions de dirhams seront mobilisés pour la «recherche d’opportunité de foncier, essentiellement pour le moyen standing». Les mêmes 300 millions de dirhams économisés en frais financiers.